lundi 21 septembre 2009

Cellules souches: implications pour la peau

Article publié dans la revue "Journal de médecine esthétique et chirurgie dermatologique", septembre 2009.

Cosigné par Anne Pouillot et Barbara Polla, Genève, Suisse.

Document PDF.

Le Spectacle du Quotidien

Ce samedi matin, à Lyon, rue de la République : un piano à queue au milieu de la rue de la République, bienheureusement piétonne. Le pianiste joue la Marche turque

Le Spectacle du Quotidien… C'est le thème de la Biennale de Lyon dont le commissaire cette année est Hou Hanru. Le piano à queue aurait pu faire partie du spectacle de l’art – même s’il ne fait partie, en l’occurrence, « que » de celui du quotidien. Des Quotidiennes ?

Hou Hanru, le Chevalier Missionnaire comme on l’appelle, commissaire d’expositions, écrivain et critique d’art d’origine chinoise, vivant entre Paris et San Francisco, est de ceux qui comprennent l’immigration comme un enrichissement mutuel entre les peuples : esprit d’ouverture « en dehors du modèle culturel occidental dominant ». Cela donne à Lyon des œuvres parfois intrigantes, parfois magnifiques, parfois encore, incompréhensibles au premier regard. Un deuxième regard est dès lors nécessaire – mais ce deuxième regard n’est-il pas toujours indispensable ?

Seule représentante des galeries genevoises à Docks Art Fair, qui se déroule en parallèle à l’ouverture de la Biennale, j’aurais aimé voir tous les Genevois à Lyon ce week-end - mais évidemment, ils étaient à Genève pour les Journées du Design.

Alors peut-être le week-end prochain ? A défaut de la Marche turque, la Biennale sera toujours là (jusqu’en janvier 2010), à la Sucrière d’abord, à la confluence entre le Rhône et la Saône, une friche industrielle en pleine évolution, aussi belle et inspirante que la Jonction à Genève. Et sur de multiples autres lieux, de la Place Bellecour à Villeurbanne. Lyon n’est qu’à deux heures de Genève… Allez voir le Spectacle du Quotidien !

Publié dans les Quotidiennes, le 21 septembre 2009.

Christophe Durand, la preuve par Une

Christophe Durand est une sorte de modèle en ces temps difficiles. Difficiles notamment en raison du chômage qui nous menace tous, mais plus particulièrement, les jeunes… Christophe, le chômage, il n’a jamais connu. Il s’est toujours trouvé du travail: son travail.

Tout a commencé simplement. Il voulait être coiffeur. Un métier qu’il a appris à la dure, en apprentissage, depuis l’âge de 15 ans. De son parcours d’autodidacte, avec ses hauts et ses bas, Christophe Durand tire aujourd’hui quelques messages qui nous parlent de nous, et de Genève.

Le premier message, c’est que quand on croit vraiment à quelque chose, avec le cœur, les tripes, le travail et la volonté, on réussit toujours, avec ou sans diplôme. Quand Christophe arrive à Genève, après avoir travaillé pour trois sous chez les meilleurs - Maniatis notamment, à Paris - il n’a ni argent ni permis de travail. Mais tout de même, en moins de deux ans, il trouvera les fonds nécessaires pour ouvrir son premier salon de coiffure, Parallèle, au passage Longemalle. Les banquiers genevois lui prêtent l’argent dont il a besoin : ce n’était pas une petite somme, mais le dossier était solide et le jeune homme crédible. D’ailleurs, Parallèle existe toujours, en Vieille Ville désormais, et quelques privilégiées qui gardent jalousement le secret ont encore le bonheur de confier leur tête à Christophe, un samedi par mois.

Le second message, c’est que Genève a cette qualité particulière de savoir, parfois, se laisser enthousiasmer par les grandes causes. Christophe Durand a fait flamber les nuits genevoises dans les années 1990, en organisant d’inoubliables soirées pour venir en aide aux enfants de la gare de Calcutta, avec le soutien de personnalités genevoises comme Guy-Olivier Segond, Camille Bonnant ou Kaylash Chandaria et sa fille Trisala. On l’appelait « le sorcier qui réinvente les nuits genevoises ». Mais Genève sait critiquer aussi et Christophe se souvient encore des questions de certains : « Mais Monsieur Durand, n’est-ce pas malsain de faire des soirées de ce type, alors même que des enfants meurent de faim en Inde ? » Il répondait avec sagesse, « vous savez, ce qu’il faut pour qu’une chose fonctionne, c’est que tout le monde soit satisfait, les gens qui paient pour faire la fête (8000 personnes à l’Arena pour un défilé de mode !), les bénévoles qui adhèrent à l’objectif, et les enfants au bout de la chaîne pour lesquels chaque année nous pouvons construire une maison ou une école. »

Le troisième message, c’est que « Genève, c’est comme une famille. C’est ici que j’ai appris le respect, dit Christophe Durand. Mais il faut la quitter si l’on désire la reconnaissance. »

Alors Christophe est parti pour Paris, et revient désormais le week-end, admirer Genève depuis les hauts du Salève. A Paris, il est devenu chasseur de tendance : il définit l’air du temps et les couleurs du futur. Smoky Flowers, c’est lui ; Une, la dernière ligne de maquillage de Bourjois, la première ligne de maquillage naturel, dont tout le monde parle aujourd’hui à Paris, c’est lui aussi. ICÔN, le magazine adoré des photographes, c’est lui encore… Son dernier surnom en date ? « Un électron libre nommé talent ». Sans oublier que « le talent, c’est de travailler tous les jours » (Beethoven). La preuve par Une.

Publié dans l'Extension,

Ali Kazma à Analix Forever

Ali Kazma expose actuellement à Analix-Forever.

Le communiqué en PDF.

jeudi 17 septembre 2009

J’ai la grippe !

Evidemment, j’ai attrapé la grippe. J’attrape toutes les grippes. J’ai de l’asthme alors mes bronches sont un terrain de jeu parfait pour tous les virus possibles et imaginables… H1N1 peut-être (je préfère l’appeler H1N1 que porcin tout de même, cela ne me plaît pas trop, cette idée d’un virus de porc dans mes voies respiratoires…) ? Vais-je aller voir mon médecin ou un service d’urgence pour faire une prise de sang ? Combien ça coûte, et combien de temps ça prend ? Vais-je annuler toutes mes réunions et rester au lit ? Ah non, pas aujourd’hui, j’ai un rendez-vous décisif pour mon entreprise… Vais-je mettre un masque pour me donner l’air important ? Cela me mettrait dans une position de faiblesse pour ma négociation… Alors, que faire ? Peut-être je pourrais juste faire comme pour toutes les innombrables grippes que j’ai eues jusqu’à présent : ce que l’on m’a appris comme gamine en somme : ne pas embrasser pendant deux jours, mettre la main devant la bouche quand je tousse, me laver les mains…

Non mais attendez, quand même, il paraît qu’elle tue cette grippe là ! Faisons vite quelques recherches de plus.

Aucun mort à l’horizon qui réponde à mon profil. Je ne vis pas dans un pays pauvre, je ne suis pas particulièrement défavorisée, à part mon asthme je ne suis pas « à risque ». Je ne devrais donc pas mourir… En plus, il y a du Tamiflu dans l’armoire de la salle de bains, des kilos de masques gratuits (gratuits à la distribution mais pas à l’achat donc) dans mon entreprise et bientôt le fameux vaccin… Sanofi ou Novartis ?

En fait, tout ça, c’est une histoire de psychologie d’une part et de spéculation de l’autre.

La psychologie d’abord. Alors que la crise économique fait rage mais que nous voudrions tous qu’elle prenne le large, rien de mieux que de déplacer l’angoisse de la crise financière vers la crise grippale. Nombreux avantages : premièrement, le virus est un ennemi non humain. C’est une fatalité, personne n’est responsable. On arrête enfin de critiquer le voisin, le banquier, l’état, le libéralisme, les Etats-Unis. Même le Conseiller fédéral Merz est innocenté. Le porc devient l’ennemi de choix. Et puis, on peut allégrement imputer au virus ou au risque qu’il représente toutes les failles du système de production et de consommation et toutes les faillites entrepreneuriales. La peur fait tache d’encre. Psychologie ou psychose collective ?

La spéculation ensuite. En fait, cette grippe est une manne pour l’industrie pharmaceutique, les savons désinfectants, les producteurs de masques, la presse tous azimuts. Et pour le système de santé en général : rien de mieux que d’annoncer avec tambours et trompettes les risques de pandémie, les risques vitaux, les risques globaux, pour montrer in fine que le risque a été surmonté. Magnifique victoire ! Sauf que le risque, en fait, était minime. Qu’à cela ne tienne : il suffit d’anticiper, de magnifier, d’amplifier, d’agiter les épouvantails de la peur : quel succès alors quand rien de grave ne se produit en fait. Merveilleux système de la santé, qui a su prévenir à temps que qui que ce soit ne meure encore en Suisse… ou merveilleux système de santé, qui sait sortir de la crise en transformant une grippe en menace universelle.

Système de santé ou santé du système ? Pour Sanofi, la santé du système de fait pas de doute. Wayne Pisano, Président-directeur Général de Sanofi Pasteur vient de déclarer que Sanofi Pasteur et l'Institut Butantan se sont liés par un contrat garantissent d'apporter une réponse spécifique aux besoins de santé publique dans le contexte de pandémie de grippe au Brésil, ceci grâce au « partenariat riche en succès » de longue date qui les lie. Le même groupe vient de recevoir du gouvernement américain une première commande de vaccins contre le nouveau virus H1N1 - une commande dont le montant s'élève à 135,7 millions d'euros. Pour Novartis en revanche, on nous dit plus prudemment qu’il faudra attendre fin 2009 ou début 2010 pour évaluer l’importance des effets (sans aucun doute positifs) de la grippe A (H1N1) sur les comptes, et ceci quand bien même Novartis aurait d’ores et déjà signé cet été deux contrats avec le gouvernement américain, pour un montant de 979 millions de dollars.

L’effet de la grippe dans les comptes de l’industrie pharmaceutique ? Si c’est bien là le souci principal, on peut prévoir que tout ira bien. L’affaire est entendue. Un peu d’aspirine, et hop je vais travailler. Mon entreprise elle aussi, doit sortir de la crise.

Paru le 17 septembre 2009 dans l'AGEFI

UNE!

Une rubrique légère ? Aussi légère qu’un électron libre. En l’occurrence, un électron libre nommé talent – ou encore, Christophe Durand. Vous savez, le Christophe Durand dont Genève fut l’un des berceaux du succès, lui qui faisait flamber les nuits genevoises des années 1990, les transformant en des soirées inoubliables grâce aux bénéfices desquelles il réussit à venir en aide à des générations d’enfants de la gare de Calcutta. Celui qu’on appelait «le sorcier qui réinvente les nuits genevoises»…

Aujourd’hui, il est devenu l’un des chasseurs de tendance les plus en vue de Paris. Il définit l’air du temps et les couleurs du futur, tel un veilleur des lendemains. Des couleurs de sable et d’olivier, d’oranges et de bougainvilliers. Et présente cette semaine à Paris Une. Une ? Une quoi ? Une : déterminée, indépendante, intuitive, libre, naturelle, nomade, spontanée, unique. Vous donc. Et moi aussi ! Il aime la beauté et la nature : il vient de créer une gamme de maquillage naturel. Une donc ? Un maquillage qui n’en est pas un – mais une.

Et le week-end, ne le dites à personne, il nous regarde toutes depuis les hauts du Salève… Demain je mets mon T-shirt Une. Après demain ? Je ne sais pas. Je vous écris une autre histoire. Deux ?

Publié dans les Quotidiennes, le 17 septembre 2009

mardi 15 septembre 2009

Artists of change

The influx of artists and art galleries into once-shabby neighbourhoods is making a difference ...adding an aesthetic veneer and igniting change.



La suite en PDF.

Swissnews,
Revue mensuelle, numéro de septembre 2009, page 19 à 22