Merci !!
THE PEOPLE YOU LOVE
BECOME GHOSTS INSIDE
OF YOU AND LIKE THIS
YOU KEEP THEM ALIVE
Publié dans les Quotidiennes le 23 février 2011.
Publié dans les Quotidennes le 22 février 2011.
Le Premier Colloque d'Architecture émotionnelle ouvre ses portes la semaine prochaine... Vous pouvez encore vous inscrire. Le colloque est ouvert à tous !
La soirée cinéma est également une soirée ouverte à tous, entrée libre, vendredi soir, à la Maison des Arts du Grütli. Patrizia Lombardo, avec Marc Cerisuelo et Nicolas Gilsoul, nous présentera le travail de Lynch, Kubrick, Scorsese, avec des citations éblouissantes. Ou comment les cinéastes utilisent l'architecture pour générer des émotions ! Lire le chapitre de Patrizia Lombardo sur le sujet, Le Vertige de l'espace dans le cinema, ici.
Nous sommes reconnaissants à tous nos partenaires et à tous nos sponsors pour leur soutien.
Vendredi, lisez l'article de Anna Vaucher dans la Tribune de Genève, et le 18 janvier, au 12h30 écoutez Klaus Scherer, le Directeur du Centre Interfacultaire des Sciences Affectives, présenter le Colloque sur les ondes...
Pour toutes questions, n'hésitez pas à nous contacter
Galerie Analix Forever : tel. +41 22 329 17 09
Mail : analix@forever-beauty.com
My first book of the year was a gift from Barbara Polla, founder of Alchimie Forever and a woman of many faces, doctor, gallery-owner, art lover and friend of beautiful minds. A chance meeting with wunderkind Kris van Assche is the premise of Kris van Assche – Amor o Muerte, an extraordinary imaginary biography published at L’Age d’Homme.
Weaving its narrative path through scenes lived and dreamed, Barbara fills in the blanks left purposefully -by modesty or mystery – by the creative genius whose unassuming childhood in Londerzeel paved the path towards creative direction of Dior, via Argentina.
Le cadeau le plus beau, c’est la liberté. Chaque jour, je me sens reconnaissante de vivre dans un pays libre, où les femmes sont libres. Même les mercis essaimés aux quatre vents des Quotidiennes ne sauraient assez dire cette reconnaissance-là. La liberté, c’est Noël tous les jours de l’année.
Alors je rêve, qu’un soir de Noël, un nouveau Basaglia nous arrive, en guise de Père Noël, et que comme Franco Basaglia, qui a ouvert les portes des asiles psychiatriques en Italie, il ouvre les portes des prisons. Oui je sais, ce n’est pas dans l’air du temps, mais je continue de prétendre que dans ce domaine comme dans d’autres, la position utopique est indispensable. “Eutopique” en l’occurrence.
Personne n’aurait prédit que Basaglia réussirait. Et pourtant, il a réussi et plus personne aujourd’hui ne met son action en cause. On l’a tout simplement oublié. L’oubli est peut-être la meilleure consécration des justes révolutions. Peu nombreux sont ceux qui se souviennent que la peine de mort en France a été abolie il y a seulement 30 ans, en 1981, par un autre Père Noël du nom de Badinter.
Alors, à l’instar de Francesco Della Casa, rédacteur en chef de la revue Tracés, et de beaucoup d’autres, j’affirme que des alternatives à l’enfermement strict existent, que l’espace-temps carcéral, ce temps gelé hors du temps, à même de précipiter chez les prisonniers le désir de suicide, n’est pas une solution, et qu’il est temps, non plus seulement de réfléchir, mais de mettre en place ces alternatives qui d’une part existent et d’autre part ont fait leur preuves, en Angleterre par exemple – ou en Corse : je cite ici Della Casa : “Dans l’ancien pénitencier de Casabianda, en Corse, murs et barreaux ont été supprimés. Les détenus travaillent et font du sport dans un domaine de 1500 hectares, puis rentrent le soir dans une chambre dont ils détiennent la clé. Depuis 1949, aucun d’entre eux n’a tenté de mettre fin à ses jours, ni de se faire la belle. Une fois la peine accomplie, le taux de récidive y est inférieur à 1%.”
Dans le cadre du prochain Colloque international d’architecture émotionnelle qui aura lieu à Genève en janvier 2011, Leopold Banchini, qui a consacré beaucoup de temps à l’étude de l’architecture carcérale se situera clairement dans la lignée du philosophe Alain Brossat : «Dans une perspective historique, la question n’est pas de savoir que faire de la prison, comment améliorer les prisons, voire comment aligner l’ordre pénitentiaire sur les normes générales de l’État de droit – mais bien de se demander comment s’en débarrasser, et au plus vite... » – le même Leopold Banchini qui s’est vu par ailleurs attribuer, avec ses collègues, dans le cadre de son travail au sein du Laboratoire de la production d’architecture (lapa) de l’EPFL dirigé par le Professeur Harry Gugger, le prestigieux Lion d'Or de la Biennale de Venise Architecture 2011, pour la conception de l'exposition nationale du Royaume de Bahreïn, la plus convaincante, selon les experts, du thème même de la Biennale : “People meet in architecture”.
Le plus beau cadeau de Noël, une fois encore : la liberté et la fin de tous les emprisonnements qui ne sont pas indispensables. Nous pourrions commencer, modestement, par l’abolition immédiate de cette absurdité que représente la détention administrative. Un petit pas, eutopique, vers l’utopie bienfaisante.
Joyeux Noël !
Publié le 24 décembre 2010, dans les Quotidiennes
Non non, ce n’est pas du tout ce que vous croyez : il ne s’agit pas de vous inviter à dîner... Ce ne serait un plaisir que pour moi car je suis une bien piètre cuisinière. Comme vous l’avez compris, Bientôt Noël est une série sur les cadeaux que j’ai reçus – en l’occurrence un dîner hors du commun - et des mercis essaimés aux quatre vents des Quotidiennes.
Mon dernier dîner cadeau ? Un retour au salon du 18ème siècle. 31 Raspail. Dans une ambiance plus que chaleureuse, un dîner quant à lui noir et blanc dans des couverts assortis. Et surtout, Emmanuel Giraud, l’artiste (g)astronomique qui cultive l’art du goût et de son souvenir, qui vient de publier Devenir gris, en conversation avec Arlette Farge, la merveilleuse historienne spécialisée dans l’étude du 18ème siècle, qui vous raconte les prisons d’époque et leurs habitants avec une telle tendresse qu’elle vous donne envie de les rencontrer en sortant Boulevard Raspail.
D’ailleurs, leurs fantômes sont si proches.... Il paraît, nous raconte Arlette Farge, que les condamnés aimaient manger des omelettes. Le menu est choisi ! Tous les dîners devraient être ainsi, nous parler d’aujourd’hui et d’autrefois, de vie et de mort, de rêve et de goût d’un seul tenant. Quel goût ? Pourquoi pas le mauvais, lui aussi. Un des prochains dîners du 31 Raspail accueillera Ruwen Ogien, le philosophe de la liberté d’offenser (comprise au sens de de blasphémer, choquer, heurter des convictions et non pas comme la liberté d’humilier).
Un propos délicat que Ruwen Ogien se plaît à illustrer en posant des questions du genre : “Pourquoi n’est-on pas libre de voir ce qu’on est libre de faire” (s’entend, dans notre chambre à coucher, même à Noël... Chut !) ? Ou encore : “Le mauvais goût est-il un crime ?” Nous nous réjouissons de savoir ce que le spécialiste du goût qu’est Emmanuel Giraud nous en dira et de nous délecter des offenses à la Ogien, comme autant de crimes sans victimes. Les meilleurs décidément, surtout à la veille de Noël...
Publié le 23 décembre 2010, dans les Quotidiennes
Non, ce n’est pas du tout ce que vous croyez : il ne s’agit pas de vous inciter à offrir mes livres pour Noël. Encore que... Mais non, Bientôt Noël est une série sur des cadeaux que j’ai reçus (ou en l’occurrence, que vous avez reçus) et des mercis essaimés aux quatre vents des Quotidiennes.
Un cadeau que vous avez reçu en l’occurrence, car je ne fais pas (encore) Facebook. En fait, je préfère les Quotidiennes... Mais en attendant que la rédaction des Quotidiennes in corpore soit nommée L’Homme de l’année, merci à Mark Zuckerberg, L’Homme de l’année 2010. A 26 ans et toutes ses dents, Mark Zuckerberg a su créer une nouvelle manière d’être social, une nouvelle manière de partager, de se parler, de se raconter ses propres histoires et de s’intéresser à celles des autres, de montrer ses photos autrement qu’en diaporama en fin de soirée.
Facebook, c’est Noël, le partage, la gentillesse, un fantastique instrument contre la solitude. “J’aime ça.” Imaginez un peu combien de gens vont se souhaiter Joyeux Noël sur Facebook, par millions et en toutes les langues ! Merci MZ. Keep going !
Publié le 22 décembre 2010, dans les Quotidiennes
Non non, ce n’est pas du tout ce que vous croyez : il ne s’agit pas de vous inciter à offrir des soins pour Noël. Encore que... Mais non, Bientôt Noël est une série sur des cadeaux que j’ai reçus et des mercis essaimés aux quatre vents des Quotidiennes.
Une personne qui m’est proche et chère est hospitalisée en Gériatrie, dans l’hôpital qui s’appelle désormais des Trois Chênes. Je suis impressionnée par la qualité de la prise en charge. C’est un cadeau, pour toutes les personnes très âgées de ce canton, et pour tous leurs proches, de pouvoir bénéficier de soins d’un tel niveau de qualité. La patience est de mise : l’objectif est la sortie, si possible le retour à domicile, parfois vers une autre institution, mais doucement.
On voit là des patients de tous âges, mais essentiellement, ce que l’on voit, c’est un moment d’abandon. Non pas que les malades soient abandonnés, bien au contraire – mais un moment d’abandon de tout artifice, de tout simulacre, de toute ambition immédiate : la vie nue, dans le corps de chacun, telle qu’elle est, avec son extraordinaire préciosité et son extraordinaire précarité. Juste vivre, et aller mieux. Merci à vous tous et vous toutes pour ce cadeau
Publié le 21 décembre 2010, dans les Quotidiennes
Londerzeel n°0 : Dessine moi un Homme Londerzeel n°1 : Dessine moi une Femme |